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Peur de refaire une crise d’angoisse : comprendre la peur de la peur

Vous avez déjà vécu une crise d’angoisse. Depuis, une question revient régulièrement :

« Et si cela recommençait ? »

Avant de prendre la voiture, d’aller faire des courses, de vous rendre au travail ou de vous éloigner de chez vous, vous vous demandez si une nouvelle crise pourrait survenir.

Vous surveillez alors votre respiration, votre rythme cardiaque ou la moindre sensation de vertige. Parfois, les crises sont rares, mais la peur qu’elles reviennent reste très présente.

C’est ce que l’on appelle souvent la peur de la peur.

Homme inquiet, les mains sur les tempes, craignant une nouvelle crise d’angoisse

Pourquoi a-t-on peur de refaire une crise d’angoisse ?

Une crise d’angoisse peut être particulièrement impressionnante. Le cœur s’accélère, le souffle paraît plus court et une sensation de vertige ou de perte de contrôle peut apparaître.

Après cette expérience, le cerveau peut rester en alerte. Une sensation pourtant banale — le cœur qui bat plus vite après avoir marché, une bouffée de chaleur ou une légère gêne respiratoire — peut alors être interprétée comme le début d’une nouvelle crise.

Une pensée apparaît :

« Ça recommence. Je vais faire une crise. »

Cette pensée augmente l’anxiété, qui accentue à son tour les sensations physiques. Une boucle peut alors s’installer : plus vous surveillez les sensations, plus elles deviennent inquiétantes ; plus elles vous inquiètent, plus vous les surveillez.

Quand on commence à surveiller et à éviter

Pour essayer d’empêcher la crise ou être certain de pouvoir y faire face, vous pouvez commencer à :

  • vérifier régulièrement votre respiration ou votre rythme cardiaque ;
  • repérer immédiatement une sortie ou un endroit où vous asseoir ;
  • ne plus sortir sans eau, téléphone ou personne de confiance ;
  • éviter les transports, les magasins, les files d’attente ou la conduite ;
  • renoncer au sport par peur que l’accélération du cœur déclenche une crise.

Certaines de ces précautions sont parfois appelées comportements de sécurité. Elles cherchent à vous protéger et peuvent vous rassurer sur le moment.

Mais lorsqu’elles deviennent systématiques ou indispensables, elles peuvent renforcer l’impression que vous ne pourriez pas faire face sans elles. L’évitement fait diminuer la peur temporairement, mais celle-ci revient souvent à la situation suivante.

Quand l’anticipation réduit peu à peu le quotidien

Il arrive que les crises deviennent moins fréquentes, alors que leur anticipation continue à prendre beaucoup de place.

Vous préparez vos déplacements en fonction des sorties possibles. Vous refusez certaines invitations. Vous évitez de vous éloigner de chez vous ou choisissez uniquement des endroits dans lesquels vous pensez pouvoir être aidé.

Peu à peu, votre quotidien s’organise autour de l’éventualité d’une crise qui, pourtant, n’est pas en train de se produire.

Même sans nouvelle crise, cette anticipation peut donc continuer à limiter vos choix.

Comment la TCC peut-elle aider ?

L’objectif d’un accompagnement en TCC n’est pas de vous promettre que vous ne ressentirez plus jamais d’angoisse.

Le travail consiste d’abord à repérer votre propre boucle : la sensation qui attire votre attention, la pensée qui apparaît, ce que vous redoutez réellement, puis ce que vous faites pour vous rassurer ou éviter.

Il devient ensuite possible de travailler progressivement sur l’interprétation des sensations, de réduire certains comportements de sécurité et de reprendre les activités délaissées, étape par étape.

Le but est d’expérimenter peu à peu que les sensations peuvent monter puis redescendre sans qu’il soit nécessaire de fuir, de tout contrôler ou d’organiser votre vie autour d’elles.

Quand demander de l’aide ?

Une crise isolée ne signifie pas nécessairement que vous souffrez d’un trouble panique.

En revanche, un accompagnement peut être utile lorsque la peur d’une nouvelle crise devient persistante, que vous surveillez constamment votre corps ou que vous commencez à éviter des lieux et des activités.

En cas de première crise, de symptômes nouveaux ou inhabituels, il reste important de demander un avis médical afin d’écarter une autre cause possible.

Si la peur d’une nouvelle crise limite vos déplacements ou vos activités, un premier échange de 20 minutes, à distance et sans engagement, est possible pour me parler de votre situation.

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